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Le Top 10 belge féminin

Notre Top 4 féminin reste inchangé par rapport à 2017. L'année a pourtant été mouvementée et fructueuse car huit des joueuses qui terminent dans le Top 10 ont progressé au classement WTA. Elise Mertens fut bien entendu la tête de proue médiatique de ce mouvement mais il y eut de nombreuses autres raisons de se réjouir cette saison.
 

Elise Mertens Elise Mertens (n°1 belge fin 2017, 23 ans, 36e → 12e) :

Déjà auteure, en 2017, d’une excellente progression qui lui avait permis de faire son entrée dans le Top 100, Elise Mertens a encore franchi un cap énorme cette année. Ce qui aurait dû être une année de confirmation s’est transformé en véritable explosion au plus haut niveau. Vainqueur de son premier titre à la surprise générale (et en sortant des qualifications) lors du tournoi de Hobart l’an dernier, elle avait pourtant beaucoup de pression dès le mois de janvier. Une mauvaise tournée en Océanie pouvait entraîner un recul au classement et la perte du statut de tête de série dans de nombreux tournois. Il n’en fut rien puisqu’Elise fit encore mieux que l’an dernier en terres australes.

Après quelques bons matchs en Hopman Cup, elle conserve son titre à Hobart, sans avoir il est vrai à rencontrer de joueuses du Top 50. Mais c’est à Melbourne qu’elle réalise l’exploit XXL de sa saison. Elle y atteint les demi-finales en dominant deux têtes de série : Daria Gavrilova (n°23) et surtout Elina Svitolina (n°4). Cette victoire acquise en deux sets secs face à la quatrième mondiale fait d’elle la cinquième joueuse belge à atteindre le dernier carré d’un Grand-Chelem. Elle n’y est pas ridicule du tout puisqu’elle obtient une balle de deuxième manche contre la future gagnante Caroline Wozniacki. Elise peine un peu à confirmer par la suite. Pas à son meilleur niveau contre la France en Fed Cup, elle est éliminée d’entrée à Dubaï et à Indian Wells et ne passe qu’un tour à Doha et Miami. Mais elle retrouve le sourire sur terre-battue lors du tournoi de Lugano où elle s’impose également. Comme à Hobart, elle ne rencontre pas de Top 50 mais elle bat tout de même en finale Aryna Sabalenka, qui deviendra la révélation de l’été quelques semaines plus tard. Elise remporte un troisième titre (à Rabat) puis franchit un tour à Madrid où elle est largement dominée par Simona Halep.

A Roland-Garros, elle se hisse en huitième de finale en battant, comme à l’Open d’Australie, Daria Gavrilova. C’est à nouveau Halep qui met fin à son parcours sans trop de suspens. Sa tournée sur gazon est plus moyenne et elle commence par deux défaites face à des joueuses hors du Top 100 à s’Hertogenbosch et Birmingham. Elle se reprend un peu à Eastbourne où elle passe un tour avant de chuter face à Sabalenka. A Wimbledon, elle atteint le troisième tour mais perd assez largement contre Dominika Cibulkova. La Limbourgeoise débute bien l’été avec une demi-finale à San Jose même si sa défaite contre Mihaela Buzarnescu est un peu surprenante. Elle atteint alors les quarts de finale dans les deux « Premier 5 » de Montréal et de Cincinnati. Au Canada, elle remonte une situation fort compromise face à Sabalenka et dans l’Ohio, Elise prend la mesure de Sloane Stephens, 3e joueuse mondiale. En quart, elle ne s’incline que de justesse face à Petra Kvitova. Son US Open est super réussi également puisqu’elle se hisse en huitième de finale où Stephens prend sa revanche. Sa fin de saison est par contre assez décevante et elle ne remporte plus que trois matchs en cinq tournois.

Objectifs 2019 : Non contente de réaliser une saison magnifique en simple, Elise Mertens a également réalisé plusieurs exploits en double où elle finit à la 11e place. Avec sa partenaire Demi Schuurs, elle remporte trois titres (dont le « Premier 5 » de Wuhan) et atteint les quarts de finale de l’US Open. Cette performance leur permet même de disputer les Masters. Elise a déjà annoncé qu’elle se consacrerait au simple en 2019 et c’est tout à fait compréhensible pour une joueuse de ce niveau. La fatigue de jouer à fond les deux tableaux explique sans doute sa méforme de fin de saison. Comme cette année, la réussite de sa tournée australe va déterminer beaucoup de choses pour le reste de la saison. Si elle parvient à y limiter la casse, elle pourrait viser le Top 10 durant le printemps.

Kirsten Flipkens Kirsten Flipkens (n°2, 33 ans début janvier, 76e → 47e) :

A un âge où plusieurs joueuses commencent à penser sérieusement à la retraite, Kirsten Flipkens effectue un retour inattendu dans le Top 50. Ce n’est que la troisième fois de sa carrière qu’elle termine une saison dans ce cercle et la neuvième fois dans le Top 100. Elle ne parvient certes plus à atteindre les sommets qu’elle a atteints de 2012 à 2014 (demi-finale à Wimbledon, quart à Miami, titre à Québec) mais elle se montre assez régulière, surtout durant le printemps. Classée à la 76e place en janvier, elle a pourtant débuté la saison sur un mode mineur.

Elle est en effet battue par la 101e (Polona Hercog) au deuxième tour à Auckland puis doit abandonner au même stade à Hobart (après être sortie des qualifications). Une douleur à l’épaule l’incite à la prudence à la veille de l’Open d’Australie où elle franchit également un tour et ne s’incline que face à Magdalena Rybarikova, 19e tête de série. Après un week-end de Fed Cup assez faible durant lequel sa prestation sera fort critiquée, notamment par sa capitaine Dominique Monami (ce qui conduira à l’éviction de celle-ci), Kirsten s’incline au deuxième tour à Budapest. Dans la capitale hongroise, elle atteint tout de même la finale du double. Battue d’entrée à Indian Wells et lors de son second match à Miami, elle atteint son premier quart de finale de la saison, de manière assez étonnante, sur la terre-battue couverte de Lugano. Elle y remporte également le double avec Elise Mertens. Battue d’entrée à Istanbul et au deuxième tour à Rabat, puis dans les qualifications de Madrid, elle atteint les demi-finales du tournoi de Nuremberg. Sur sa route, elle bat notamment Kiki Bertens, pourtant spécialiste de terre-battue.

Ce résultat est le meilleur de la carrière de Kirsten sur cette surface qu’elle a toujours eu du mal à maîtriser. Elle n’y avait atteint qu’une seule demi jusque-là, lors du modeste tournoi de Fes en 2011 où elle n’avait pas dû battre de Top 100. Elle atteint également la finale à Nuremberg en double mais est battue au deuxième tour (simple et double) à Roland-Garros. La saison sur gazon de l’Anversoise est ensuite excellente. Elle atteint la finale à s’Hertogenbosch (comme en 2013) en simple et en double, puis s’impose lors d’un ITF de $100.000 à Southsea, là aussi dans les deux disciplines. A Wimbledon, elle franchit un tour en simple puis est dominée par Jelena Ostapenko. Elle atteint par contre le troisième tour en double et en mixte. Sa fin de saison est moins bonne puisqu’elle ne parvient plus ensuite à gagner deux matchs d’affilée dans les tableaux finals WTA. Elle bat tout de même Coco Vandeweghe à l’US Open mais l’Américaine est alors au fond du trou. Kirsten passe également le premier tour à Séoul, Pékin et Luxembourg.

Objectifs 2019 : A Linz, elle remporte le deuxième titre en double de sa saison, le quatrième de sa carrière. En y ajoutant son titre à l’ITF d’Ilkley et ses trois autres finales WTA, Kirsten Flipkens atteint la 34e place en octobre, soit son meilleur classement dans la discipline. Il n’est pas encore temps d’envisager une reconversion car elle a prouvé cette année qu’elle pouvait encore gêner beaucoup de monde en simple et donc se maintenir dans le Top 50 le plus longtemps possible.

Alison Van Uytvanck Alison Van Uytvanck (n°3, 24 ans, 77e → 49e) :

Alison Van Uytvanck alterne le bon et le moins bon depuis plusieurs années sur le circuit, souvent au gré de quelques blessures qui, si elles ne l’ont jamais forcée à un arrêt de longue durée, l’ont souvent empêchée de pratiquer son meilleur tennis. Ce fut encore le cas en 2018 mais ce fut tout de même la meilleure saison de sa carrière, durant laquelle elle a d’ailleurs obtenu son meilleur classement début août (37e). Sa tournée aux Antipodes est pourtant loin de remplir ses objectifs.

Elle perd en effet d’entrée à Auckland, puis à Hobart (elle était sortie des qualifications en Tasmanie). A Melbourne, elle perd en deux sets dès le premier tour face à Petra Martic. Ses trois premières défaites de la saison sont subies face à des joueuses moins bien classées qu’elle. C’est le match de Fed Cup contre la France qui la remet en selle. Remplaçante d’une Kirsten Flipkens largement dominée dans son premier simple, la Brabançonne surclasse largement Pauline Parmentier pour ramener les deux équipes à égalité. A tel point que le choix de Dominique Monami de l’écarter du double a été vivement contesté.  Malgré la déception de la défaite finale, Alison enchaîne à Budapest et y domine trois Top 50, dont Dominika Cibulkova, pour remporter le deuxième titre WTA de sa carrière (après Québec cinq mois plus tôt). Cette superbe performance lui permet de faire son retour dans le Top 50. Elle termine son hiver avec des éliminations au premier tour d’Indian Wells et au deuxième à Miami. Sa saison sur terre est ensuite assez contrastée.

Après un match gagné à Lugano et lors des Play-Offs du Groupe Mondial de Fed Cup, elle sort des qualifications et franchit un tour dans le tableau final du prestigieux tournoi de Rome. Alison passe également un tour à Roland-Garros. Mais elle subit aussi plusieurs défaites au premier tour à Istanbul, Madrid et Nuremberg. En Bavière, elle perd au tie-break du dernier set contre Kirsten Flipkens, pourtant a priori moins à l’aise sur terre. Elle se montre beaucoup plus régulière lors de sa tournée sur gazon. La joueuse de Grimbergen passe en effet un tour à s’Hertogenbosch, Majorque et Eastbourne. A Wimbledon, elle réussit l’exploit de sa saison en dominant la tenante du titre et troisième mondiale Garbiñe Muguruza. Jamais auparavant elle n’avait battu de joueuse du Top 10. Elle poursuit sa route jusqu’en huitième de finale où elle ne s’incline qu’en trois sets contre Daria Kasatkina. Après encore un tour franchi à Montréal, elle se blesse et doit abandonner lors des qualifications à Cincinnati. Cet abandon marque un coup d’arrêt dans la saison et elle aligne ensuite cinq défaites consécutives, notamment à l’US Open et à Pékin.

Objectifs 2019 : Alison Van Uytvanck termine toutefois sa saison sur deux très bons résultats. Elle se hisse tout d’abord en demi-finale à Linz en dominant, entre autres, Barbora Strycova. Battue d’entrée à Luxembourg, elle remporte le titre en double aux côtés de Greetje Minnen. Cette victoire est une première pour elle à ce niveau (elle n’avait dépassé que deux fois les quarts dans un tournoi WTA de cette discipline). Hormis son été et son début d’automne, Alison peut donc être satisfaite de sa saison. Si elle réussit une meilleure tournée australienne, elle peut viser le Top 30 en fin d’année.

Yanina Wickmayer Yanina Wickmayer (n°4, 29 ans, 113e → 122e) :

La première (et une des seules) déception de la saison est venue de Yanina Wickmayer. Déjà auteure, en 2017, de sa plus mauvaise année depuis son accession au grand circuit, elle espérait remonter rapidement parmi l’élite cette année. Elle y est parvenue le temps de quelques semaines mais sa condition physique toujours fragile ne lui a pas permis de se maintenir.

C’est à l’Open d’Australie qu’elle débute sa saison. En raison de son classement, elle est obligée de passer par les qualifications pour la première fois en dix ans en Grand-Chelem. Et c’est une vraie déception qui l’y attend puisqu’elle y est éliminée au deuxième tour par la jeune joueuse locale Priscilla Hon. Après une défaite d’entrée lors du WTA125 de Newport Beach, elle décide de retourner disputer des tournois ITF. Lors d’un $25.000 très relevé à Surprise, elle parvient à s’imposer en simple et en double. Après une défaite d’entrée à celui de Rancho Santa Fe, Yanina obtient de bons résultats lors de deux tournois à Indian Wells. Elle atteint les quarts de finale en simple et remporte le double du WTA125 disputé dans le désert californien. Elle parvient ensuite à sortir des qualifications et à franchir le premier tour du tableau final lors du « Premier Mandatory ». Il s’en faut même de peu qu’elle ne remporte le premier set face à Daria Gavrilova.

Eliminée en qualifications à Miami, la joueuse de Deurne (dans la commune de Diest) se hisse en demi-finale d’un ITF de $125.000 à Zhengzhou. Elle y dispute également la finale en double et poursuit sa tournée chinoise avec deux autres quarts. Une blessure au dos subie lors du $100.000 de Trnava la prive de saison sur terre et elle ne revient à Roland-Garros que parce qu’elle obtient son ticket direct pour le tableau final. Insuffisamment préparée, elle s’y incline d’entrée. Sur gazon, Yanina atteint les quarts de finale du $100.000 de Surbiton et y dispute également la finale en double. Battue d’entrée lors du tournoi WTA de Nottingham, elle réussit son meilleur parcours en Grand-Chelem depuis deux ans à Wimbledon. Elle y bat Mona Barthel et Andrea Petkovic pour se hisser au troisième tour. Son été est perturbé par une nouvelle blessure au dos. Eliminée en qualifs à Montréal, elle passe un tour lors de l’ITF de Vancouver puis a la malchance de tomber d’entrée face à Petra Kvitova à l’US Open.

Objectifs 2019 : ce sera d’ailleurs le tout dernier match de sa saison. Yanina Wickmayer annonce deux semaines plus tard qu’elle ne se rendra pas en Asie et qu’elle préfère offrir une longue période de repos à son corps pour être totalement prête pour 2019. Préparée un temps par Steve Darcis, elle débutera finalement la saison sous la houlette du néo-retraité Germain Gigounon. Leur premier objectif sera de la ramener le plus vite possible dans le Top 100 afin qu’elle puisse disputer le tableau final à Roland-Garros et à Wimbledon.

Ysaline Bonaventure Ysaline Bonaventure (n°6, 24 ans, 184e → 146e) :

Ysaline Bonaventure a connu une très belle première partie de saison marquée par quelques-uns de ses plus beaux résultats et l’obtention de son meilleur classement (116e en juillet). Puis, comme souvent, des problèmes de santé sont venus pourrir sa deuxième partie de saison et l’ont fait reculer. Elle termine toutefois pour la première fois une année dans le Top 150 donc ça reste, globalement, une saison positive.

Bien lancée par une victoire dans un $60.000 au Canada fin 2017, Ysaline réalise une belle tournée aux Antipodes et surtout un très bon tournoi à Auckland. Elle y sort des qualifications et domine Yulia Putintseva, 50e mondiale, au premier tour. Sa défaite au deuxième tour face à la Taïwanaise Su-Wei Hsieh pouvait sembler un peu décevante mais celle-ci était à l’aube d’une super saison qui allait la mener dans le Top 30. De retour en Europe, Ysaline perd au premier tour du $60.000 d’Andrézieux-Boutheon et en quart du $25.000 de Glasgow. Par contre, elle remporte les deux tournois en double. Son plus beau résultat de la saison, elle le signe à Budapest. Sortie des qualifications, elle se hisse en quart de finale pour la première fois de sa carrière dans un tournoi WTA et ne s’incline que face à Mona Barthel. Elle ne parvient pas à enchaîner et perd en qualifs à Miami et Monterrey, puis au premier tour du tableau final à Bogota.

La Sprimontoise décide alors de quitter l’académie de Noelle Van Lottum auprès de laquelle elle s’entraînait depuis plus de dix ans. A Roland-Garros, elle franchit deux tours dans les qualifications et remporte même le premier set du dernier tour mais elle échoue tout de même à rejoindre le tableau final. Sur gazon, elle atteint les demi-finales du $100.000 de Manchester puis passe un tour dans les qualifications du tournoi WTA de Majorque ainsi que dans celles de Wimbledon. Un nouveau quart de finale en $100.000, à Contrexéville, lui permet ensuite d’atteindre le meilleur classement de sa carrière. Battue au dernier tour préliminaire au tournoi WTA de Washington, Ysaline est repêchée suite au forfait de Caroline Wozniacki et réussit à franchir un tour dans le grand tableau. Elle passe encore un tour au $100.000 de Vancouver mais échoue au deuxième tour des qualifs à l’US Open. Elle réalise son dernier bon résultat de la saison au $80.000 de Biarritz où elle se hisse en quart en simple et dispute la finale en double.

Objectifs 2019 : elle se blesse ensuite lors de l’ITF de Saint-Malo et décide, début octobre, de mettre un terme à sa saison pour effectuer une longue préparation axée sur le physique. Avec son nouvel entraîneur Didier Jacquet, Ysaline Bonaventure est arrivée au constat qu’elle devait mieux se préparer sur ce point pour enfin parvenir à disputer une saison complète sans devoir s’arrêter. Cet arrêt lui fait malheureusement perdre une trentaine de places au classement. Dans quelques jours, elle retournera à Auckland où elle aura beaucoup de points à défendre. En terme de classement, elle voudra se rapprocher au plus près possible du Top 100 en 2019, voire y entrer. Et elle espère surtout disputer un premier tableau final en Grand-Chelem.

Maryna Zanevska Maryna Zanevska (n°5, 25 ans, 170e → 219e) :

Lorsqu’elle a obtenu la nationalité belge, en septembre 2016, Maryna Zanevska a connu un brusque regain de forme, marqué notamment par son premier succès dans un $50.000 à Joué-Les-Tours. En trois mois, elle passait de la 192e à la 122e place mondiale. Une progression qui lui a également permis de fêter sa première sélection en Fed Cup en 2017 où elle a pris un set à Daria Kasatkina. Mais elle a ensuite reculé au classement, malgré un nouveau titre en $60.000 à Vancouver cet été-là.

Et cette baisse s'est confirmée cette saison, qu'elle débute pourtant au plus haut niveau puisqu'elle prend part aux qualifications du tournoi WTA d'Auckland et de l'Open d'Australie. Les deux fois, elle s'incline au premier tour. Elle connaît sa meilleure période de l'année en fin d'hiver. Elle atteint tout d'abord les demi-finales du $25.000 d'Altenkirchen en simple et la finale en double. Maryna remporte surtout le $60.000 de Zhuhai en dominant notamment Viktoria Kumova, 113e mondiale, ainsi que la jeune et prometteuse Ukrainienne Marta Kostyuk. Elle remporte encore un match à Shenzhen puis sort des qualifications du tournoi « Premier » de Charleston. Durant le printemps, elle alterne entre des éliminations en qualification de tournoi WTA (Bogota, Rabat) et quelques ITF dont le $25.000 de Chiasso où elle s'arrête en quart.

A Rolans-Garros, la Belgo-ukrainienne remporte son premier match de qualification dans la douleur avant de s'incliner en deux sets face à Ysaline Bonaventure. Sur gazon, elle perd au premier tour du $100.000 de Manchester, puis en qualification du WTA de Majorque. A Wimbledon, elle est largement battue au premier tour des qualifs en simple mais elle atteint le tableau final en double et y franchit le premier tour. Elle a la chance d'être directement admise dans le tableau final du WTA de Bucarest où elle prend sa revanche sur Ysaline. En double, Maryna se hisse en finale dans la capitale roumaine. Bien que tenante du titre au $100.000 de Vancouver, elle doit passer par les qualifications pour y défendre ses points. Elle est éliminée au dernier tour mais est repêchée en franchit tout de même un tour dans le grand tableau. Elle est par contre battue en trois sets par Patty Schnyder au premier tour des qualifs de l'US Open.

Objectifs 2019 : Après une nouvelle finale en double au $60.000 de Montreux, Maryna Zanevska se blesse ce qui compromet sérieusement sa fin de saison. Elle déclare forfait à Biarritz puis abandonne en quart à Valence avant de faire une pause de deux mois. Elle ne revient qu'en toute fin d'année pour disputer les qualifications du $100.000 de Dubaï mais sans succès. Les dernières prestations de Maryna et notamment cette blessure sont assez inquiétantes. D'autant qu'elle aura pas mal de points à défendre de février à avril et qu'elle aura besoin d'être à 100% pour ne pas chuter encore plus au classement.

Klaartje Liebens Kimberley Zimmermann (n°7, 23 ans, 309e → 246e) :

Kimberley Zimmermann a connu une saison plutôt contrastée, avec des hauts et des bas. Mais dans l'ensemble, elle peut se montrer très satisfaite de sa progression. Notamment au classement puisqu'elle a atteint la 222e place à la fin de l'été et qu'elle termine dans le Top 250. Cette belle progression lui a valu d'être appelée par le nouveau capitaine de Fed Cup Johan Van Herck pour une séance d'entraînement collective avec nos autres joueuses du Top (elle l'avait déjà été sous l'ère Monami). Cette belle reconnaissance de son évolution est très importante pour elle.

Sa saison n'a pourtant pas très bien démarré. Entre des $25.000 (Glasgow, Loughborough) où elle ne parvenait pas à franchir le premier tour et des $60.000 où elle bloquait en qualifs (Andrézieux, Zhuhai, Shenzhen), Kimberley n'a pris que très peu de points durant l'hiver. Elle passe enfin un tour dans un tableau final de $25.000 à Santa Margherita di Pula début avril puis atteint même un quart à Wiesbaden trois semaines plus tard. Mais sa saison démarre vraiment à Caserta où elle remporte le premier titre de sa carrière à ce niveau. Pourtant, rien ne pouvait prédire qu'elle retrouverait la confiance lors de cette épreuve. Victime, quelques jours plus tôt, du cambriolage de sa voiture dans lequel elle avait perdu énormément d'objets personnels, elle était arrivée en Italie en état de choc. Mais la bonne ambiance du tournoi lui a permis de se décontracter et d'obtenir le plus beau résultat de sa carrière. Au mois de juin, elle dispute deux nouveaux quarts en $25.000 en dominant notamment l'ancienne Top 10 Patty Schnyder à Essen.

Ces performances permettent à Kim de faire son entrée dans le Top 250. Malheureusement, elle enchaîne quelques mauvaises défaites en juillet et celles-ci lui coûtent sa place dans le tableau de qualifications de l'US Open puisqu'elle perd une cinquantaine de place sur cette période. La joueuse de Wemmel termine mieux l'été avec une finale en double au $80.000 de Prague et deux demis en $25.000 en simple à Las Palmas et à Bagnatica. Elle enchaîne avec une superbe finale en $60.000 à Montreux, puis un quart au $80.000 de Biarritz. En Italie et en Suisse, elle bat chaque fois Maryna Zanevska en trois sets et elle bat également l'Italienne Di Giuseppe au Pays basque français. Sa fin de saison est un peu moins bonne hormis un nouveau quart en $60.000 à Toronto. Kimberley termine l’année par les interclubs français où elle atteint un excellent niveau. Elle y bat notamment la jeune Ukrainienne Marta Kostyuk en deux sets et pousse la Roumaine Dulgheru (ancienne top 30) au tie-break du dernier set. De quoi lui prouver qu'elle ne doit pas nourrir de complexes face à ces joueuses.

Objectifs 2019 : en 2018, Kimberley Zimmermann a beaucoup gagné en maturité et en confiance. Celle-ci s'est forgée progressivement auprès de son équipe d'ATA Hainaut où elle s'entraîne depuis maintenant deux ans. La stabilité qu'elle retrouve dans cette structure et le très bon travail foncier qu'elle y effectue dès qu'elle revient en Belgique expliquent ses progrès. Pour l'an prochain, elle a renforcé cette équipe avec une personne qui s'occupera spécifiquement du physique et elle sera aussi un peu plus souvent accompagnée en tournois. Avec l'espoir d'intégrer le Top 150 et de pouvoir disputer des tournois plus importants : des épreuves WTA et, bien sûr, les qualifications en Grand-Chelem. Et pourquoi pas, dès Roland-Garros ?

Marie Benoit Marie Benoit (n°9, 23 ans, 362e → 280e) :

Arrivée dans le Top 300 à 20 ans fin 2015, suite à son premier titre en $25.000 à Alphen-aan-den-Rijn, Marie Benoit est un peu rentrée dans le rang par la suite. Cette chute est due en partie à quelques pépins physiques, notamment une fracture de fatigue l'an dernier, et à ses difficultés à enchaîner les bons résultats. Elle a donc pris la décision de quitter l'AFT l’année dernière et de retourner s'entraîner dans le club de ses débuts, au KTC Eupen. Un changement d'air qui lui a fait du bien même si elle ne regrette pas les neuf années qu'elle a passées à Mons et tout ce qu'elle y a appris.

Il lui a bien sûr fallu un peu de temps pour s'habituer à ce changement et les résultats ne sont pas arrivés dès le début de l'année. Marie a bien atteint deux demi-finales en $15.000 à Macon et Gonesse mais elle a connu pas mal de difficultés à franchir le premier tour dans des $25.000 (à Santa Margherita di Pula par exemple). Après avoir tenté sa chance dans les qualifs du tournoi WTA de Rabat (défaite au deuxième tour préliminaire), elle a connu son premier très bon résultat de la saison au $25.000 de Caserta où elle s'est hissée en demi. Elle a enchaîné à Grado où elle a atteint un quart de finale mais ce parcours s'est terminé en déception car elle a loupé plusieurs balles de match contre Di Giuseppe. L’Eupenoise termine son printemps par un nouveau bon quart de finale en $25.000 à Ystad, en Suède. Elle démarre l'été sur le même rythme et se hisse en demi-finale à Stuttgart-Vaihingen.

Au premier tour, elle prend la mesure de Laura Siegemund, une ancienne Top 30. Certes celle-ci revenait de blessure mais elle n'a rien perdu de sa superbe puisqu'elle a grimpé de 200 places depuis lors. Marie enchaîne avec un quart de finale à Aschaffenburg (victoire sur Chiara Scholl) et une nouvelle demi à Coxyde. Après avoir soulevé un nouveau trophée en double, à Sofia, elle se hisse deux fois dans le tableau final de $60.000, à Saint-Malo (via un repêchage) et à Valence. Même si elle est chaque fois battue au premier tour, elle y fait très bonne figure. Mais sa plus belle performance en simple reste son deuxième titre $25.000 en simple conquis à Riba. Elle y pratique son meilleur tennis et remporte tous ses matchs en deux sets, notamment face à des joueuses d'avenir comme Anna Bondar ou Aliona Bolsova. La fin de saison de Marie est nettement moins bonne et elle ne remporte plus qu'un match lors de ses trois derniers tournois. Elle s'arrête début novembre pour effectuer une longue préparation à Eupen.

Objectifs 2019 : elle aussi a eu la chance d'être appelée par Johan Van Herck pour la journée d'entraînement Fed Cup. Ce fut une super expérience pour elle et elle est très motivée à l'idée d'apporter sa pierre à l'édifice. Durant l'hiver, Marie Benoit a également beaucoup travaillé son service qui ne lui offre pas assez de points faciles à son goût et pour lequel elle peut certainement gagner en régularité. Elle va débuter sa saison 2019 très tôt, dès les premiers jours de janvier, avec une tournée de M25 aux Etats-Unis. Le but de ce début précoce est de lui offrir un maximum de chances de décrocher une place dans les qualifications de Roland-Garros. Avec la constance et la maturité qu'elle a gagnées cette année, elle sent qu'elle a les moyens d'atteindre cet objectif.

Greetje Minnen Greetje Minnen (n°20, 21 ans, 926e → 287e) :

A 21 ans, Greet Minnen a connu un début de carrière assez mouvementé. Montée en série A à 13 ans, elle a été dans le Top 30 junior en 2015 (et fut demi-finaliste de l'Open d'Australie) avant de se lancer chez les pros. Son début de carrière fut tonitruant puisqu'elle remporta trois titres et atteignit quatre finales, dont une en $25.000. Quatorze mois après ses débuts, elle se hissait déjà au 263e rang mondial. Une fracture de stress est malheureusement venue gâcher sa saison 2017. A partir du mois de mars, elle n'a plus disputé que quatre épreuves... dont trois se sont achevées par un abandon.

Redescendue à la 926e place, Greetje doit repasser par les qualifications des $15.000 lorsqu'elle reprend les tournois fin janvier. Elle en sort deux fois à Sharm El Sheikh et se hisse même en quart de finale du premier. En février, elle dispute trois épreuves sur tapis (sa meilleure surface) à Solarino, en Italie. Elle atteint un quart la première semaine, une demi la seconde et remporte même le titre lors de la troisième. La joueuse de Turnhout atteint deux nouveaux quarts de finale à Sharm El Sheikh avant de retenter sa chance dans deux $25.000 à Obidos. Les deux fois, elle sort des qualifs et franchit même le premier tour lors de la deuxième épreuve. Elle remporte son deuxième titre de la saison au $15.000 d'Antalya puis atteint encore une demi (toujours dans la station balnéaire turque) et une finale (Alkmaar) à ce niveau. Greetje passe encore trois fois le premier tour dans des $25.000 à Klosters, Imola et Porto.

C'est à partir du mois d'août qu'elle passe à la vitesse supérieure. Elle commence par remporter un troisième $15.000 à Oldenzaal, puis un quatrième début septembre à Santarem. Elle retourne alors à Obidos pour deux nouveaux $25.000. La première semaine, elle se hisse en finale en dominant deux anciennes Top 100 polonaises, Katarzyna Piter et Urszula Radwanska. Il s'agit seulement de sa deuxième finale à ce niveau et elle enchaîne avec une nouvelle demi-finale la semaine suivante. L’Anversoise prend part aux qualifications du tournoi WTA de Luxembourg et elle y franchit le premier tour avant de perdre contre Kristyna Pliskova. Elle termine sa saison par deux nouveaux bons résultats dans des $25.000 en Grande-Bretagne. Elle se hisse en effet en quart de finale à Wirral et en demi-finale à Shrewsbury. Mais sa plus belle performance de la saison, c'est en double qu'elle la signe. Elle s'impose en effet au tournoi WTA de Luxembourg aux côtés d'Alison Van Uytvanck, sa partenaire sur le court et à la ville.

Objectifs 2019 : cette victoire fut une vraie surprise car elles ont eu besoin d'une invitation pour participer à ce tournoi et qu'elles sont peu habituées à jouer ensemble. Elles renouvèleront l'expérience en 2019 à chaque fois que ce sera possible. Pour Greet Minnen, qui a quitté le centre d'entraînement de TennisVlaanderen pour s'entraîner à l'Académie TopTennisTeam sous la houlette de Tom Baeten, cette saison est vraiment très importante. Enfin débarrassée de ses soucis de santé grâce à un gros travail de renforcement du dos, elle tâchera de poursuivre sa route vers l'avant en 2019 et espère avoir un classement suffisant pour disputer les qualifications de l'US Open fin août.

Hélène Scholsen Hélène Scholsen (n°11, 23 ans début janvier, 469e → 355e) :

La seule nouvelle venue de ce Top 10 féminin belge est Hélène Scholsen. Plutôt discrète chez les juniores où elle n'avait atteint au mieux que la 267e place, l'Arlonaise progresse sans cesse depuis ses débuts il y a cinq ans. Après avoir remporté son premier $15.000 en 2016, elle en glanait deux de plus l'année suivante et faisait son entrée dans le Top 500. Une blessure au poignet durant l'automne l'empêcha toutefois d'atteindre un classement plus important.

Hélène a débuté sa saison très tôt pour rattraper le temps perdu par cette blessure. Elle dispute deux tournois à Hong Kong dont le premier se joue même lors de la dernière semaine de 2017. Elle y aligne une demi-finale et un quart et remporte le double lors de la deuxième semaine. Fin janvier, elle part durant quatre semaines en Egypte mais ses résultats ne sont pas à la hauteur de ses ambitions puisqu'elle revient avec seulement trois quarts de finale. C'est en Israël qu'elle va atteindre son meilleur niveau de la première partie de saison. Elle y aligne dix victoires consécutives et s'impose à Ramat Hasharon puis à Tel Aviv. Son objectif de début de saison, qui était de prendre un maximum de points en $15.000 en vue de la réforme du classement, est dès lors atteint et elle décide de disputer des tournois plus relevés. La Lorraine sort des qualifs au $25.000 de Chiasso et ne s'incline que d'extrême justesse face à Maryna Zanevska. Après s'être imposée en double à Wiesbaden (son premier titre en $25.000), elle retourne jouer un $15.000 en Israël, à Tibériade, et y atteint une nouvelle fois la finale.

Elle effectue ensuite une tournée de $25.000 en Asie du sud-est mais ne parvint pas à y remporter de match. Sa première belle performance à ce niveau, Hélèné la réalise fin juillet à Horb où elle se hisse en quart de finale. La semaine suivante, elle sort des qualifications et franchit un tour en simple à Bad Salgau mais remporte à nouveau le titre en double. En septembre, elle décide de s'aligner dans les qualifications de tournois plus relevés à Montreux ($60.000) et à Biarritz ($80.000). Dans cette deuxième épreuve, elle gagne deux matchs et bat notamment la Française Reix, 255e mondiale. Elle y atteint surtout une très belle finale avec sa copine Ysaline Bonaventure. Hélène enchaîne avec un nouveau quart en $25.000 à Podgorica, puis en atteint un nouveau fin octobre à Oslo. Mais le meilleur résultat de la saison, c'est à Pétange, au Luxembourg, qu'elle le réalise. Jouant presque « à la maison » (elle dispute les interclubs grand-ducaux dans ces installations), elle remporte quatre matchs sans perdre de set pour se hisser en finale pour la première fois dans un $25.000.

Objectifs 2019 : au deuxième tour, elle signe même sa plus belle perf de l'année en dominant Anna Zaja, 220e mondiale. En finale, elle retrouvait la n°1 luxembourgeoise Mandy Minella, avec qui elle s'entraîne assez souvent. Elle se fait largement dominer mais ce match lui donne une bonne idée du chemin qui lui reste à accomplir jusqu'au Top 100. Bien sûr, cet objectif n'est pas pour tout de suite. Dans un premier temps, Hélèné Scholsen rêve de pouvoir disputer les qualifs d'un Grand-Chelem et avant tout de continuer à progresser physiquement et techniquement comme elle l'a fait cette année aux côtés d'Arnaud Fontaine et d'Henri Jacquemin, ses entraîneurs à l'académie du TC Garisart.

 

Le Top 10 belge féminin en 2017
Le Top 10 belge féminin en 2016
Le Top 10 belge féminin en 2015
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Le Top 10 belge féminin en 2013

Le Top 10 belge féminin en 2012
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Le Top 10 belge féminin en 2004
Le Top 10 belge féminin en 2003